Les intentions sont bonnes et le cœur est bon endroit. Mais c’est un gros non. D’abord parce que je fais partie de ces gens qui trouvent que Suriya autant de charisme que Gilles Lelouche, eh oui. Ensuite parce que le réalisateur a beau faire ce qu’il peut, il y arrive pas. Et enfin parce que non, c’était vraiment trop moche et trop mal foutu… C’est dommage parce qu’il y a quelques moments de grâce dans Karoupou, déjà la présence d’Anagha Maya Ravi, la turbotarteuse d’Alappuzha Gymkhana, et puis il y a soundtrack plutôt cool et surtout un morceau étonnant avec quelques phrases en français : « la justice n’est pas là, à tout à l’heure, à tout à l’heure… », ce qui offre un petit charme pas dégueulasse au film. Charme immédiatement rompu par le piétinement grossier d’un fan service balourd, gracieux comme un road train, élégant comme un rennais. Le café Leo m’a tué : Je pensais même pas qu’on était autorisé à faire ça.