Avertissement aux spectateurs potentiels, ceux qui ne l’auraient pas encore vu : film à déconseiller à un public allergique aux valeurs traditionnelles véhiculées par son message, public largement représenté chez les cinéphiles d’une génération ayant assidument fréquenté les salles d’art et d’essai à l’âge d’or des séances de ciné club.
Vif du sujet.
J’ai d’abord cru que le « kept husband », c’était le mari qui n’est bon qu’à garder le toutou de madame et à se faire traiter comme un chien par madame s’il n’a pas fait toutou bien toutou ce qu’elle demande, servant ainsi de repoussoir au héros à qui l’héroïne, les féministes d’aujourd’hui pourraient aimer, paie l’addition au restaurant et ose faire la demande en mariage « normâlement » réservée à l’homme.
Mais pas du toutou.
L’histoire est une réponse à une question qui n’est pas celle que se posèrent les « gold diggers » contemporaines de l’œuvre qui nous intéresse et bien avant « Comment Épouser Un Millionnaire » mais qui serait plutôt celle-ci : comment, quand on est fille de millionnaire, garder un époux qui ne veut pas se contenter d’être le gendre de ce millionnaire.
À cette question existentielle, mon mari, une groupie des existentialistes germanopratins, prénommée Juliette, répondit en chantant : « la cuisine/ qui retient les petits maris/ qui s’débi-inent ».
Mais la réponse de Lloyd n’est pas le Bacon au petit déjeuner, la réponse universelle et intemporelle, c’est…non, je ne veux pas spoiler.
Deuxième et dernier avertissement au même public, il concerne les mots que m’inspire la seule personne que je connaissais un peu au générique, l’ayant vu dans plus d’un film que j’avais trouvé bon, l’acteur principal, et ces mots, les voici : « Et Joel Créa mieux que le Mac, Joel Créa le Mec ».
Conclusion ? J’aime bien, même si tout ça n’a rien du style Éric-Rohmérien, ce genre de conte moral.