Kika (Veronica Forque) est maquilleuse. Alors qu'elle donne des cours de maquillage, on demande une volontaire pour maquiller une morte. L'épouse d'un écrivain célèbre a été en effet retrouvée morte dans sa salle de bain. Ce serait un suicide ... Elle raconte alors à ses élèves comment elle a été appelée un jour pour maquiller un mort (Alex casanovas). Il se trouve que le mort était justement le fils de la morte actuelle. Sauf que le fils n'était en fait pas mort. Alors qu'elle le maquilla, elle le vit bouger, se rendant compte ainsi qu'il n'était pas mort. Ils finirent par vivre ensemble et avoir une bonne (Rossy de Palma) lesbienne racontant n'avoir eu de rapport sexuel avec un homme seulement avec son frère (Santiago Lajusticia) devenu ensuite acteur pornographique et détraqué sexuel. Alors qu'il s'échappe de prison, il va violer Kika sous les yeux d'un voyeur qui va tout raconter à la police ...
Quant au beau-père de Ramon, Nicholas (Peter Coyote), il vit dans l'appartement juste au dessus et régulièrement des femmes viennent lui rendre visite. Normal, il est écrivain. Il ressemble d'ailleurs à Vargas Llosa. Et il écrit beaucoup d'histoires de meurtres. Où trouve-t-il son inspiration ? Enfin, Andrea Caracortada (Victoria Abril) est l'ancienne psy de Ramon. Ils sont sortis ensemble à un moment puis elle est devenue présentatrice d'une émission presque de télé-réalité avant l'heure où elle se balade avec une caméra sur le casque (très avant-gardiste), en costume de power-ranger, pour faire des reportages qu'elle présente sur un plateau, le soir, à une heure de grande écoute. Le sujet ? Des meurtres, et en général des choses sordides et horribles. Mais que va faire Kika au milieu de tout ça ?
Comme souvent à cette époque du moins, Almodovar nous embarque dans son univers foutraque et frappadingue. On y trouve l'humour et la liberté qui faisaient le charme de ses premiers films.