Bang Bang ! I hit the ground. La vengeance d'un réalisateur.

Venge-toi, Uma. tue-la, Uma. Pour notre plaisir. Le plaisir du meurtre, la jouissance de la vengeance. cette jouissance que nous sentons mais que nous ne savons exprimer. Kill Bill, un plaisir cathartique ? La catharsis d’un vexé, incapable de se venger comme Uma, heureusement.

Kill Bill nous prend, glisse doucement dans notre cœur et réveille nos instincts les plus noirs, les plus sombres tout en flattant notre plaisir esthétique. Atteindre ce qu’il y a de pire en nous pour parvenir au meilleur, credo d’un réalisateur. Nous nous régalons dans la vision de la souffrance d’autrui ; elle est méritée. Uma mérite sa vengeance. Venge toi et tue-la Uma, et surtout prend du plaisir.

La musique résonne dans nos têtes, la réalisation nous bluffe par ses effets ; ce n’est sans doute pas novateur, ce n’est sans doute pas complexe, mais c’est osé. Tarantino, ose le grandiose et le réussit. Le casting a ses qualités, Uma Thurman se noie sous le plaisir dans ce rôle. Venge toi et tue-la Uma. Qu’est ce que nous aimerions être à ta place et prendre autant de plaisir !

Quentin, je t’aimais un peu mais je me méfiais de toi. Je te trouvais talentueux mais obsédé. Je te trouvais trop gratuit, trop violent. Kill Bill a commencé ma réconciliation. Django l’a achevé. Je comprends maintenant ce que tu fais. La perfection esthétique de Kill Bill s’est imposée dans une pénétrante harmonie du visible que seuls les réalisateurs de génie savent atteindre. Quentin, je t’aime comme tu aimes le cinéma.
Thomas_Dekker

Écrit par

Critique lue 1K fois

19
3

D'autres avis sur Kill Bill - Volume 1

Kill Bill - Volume 1

Kill Bill - Volume 1

5

Prodigy

284 critiques

Critique de Kill Bill - Volume 1 par Prodigy

Un panaché lourdingue d'idées et de scènes piquées aux autres : un peu de Jeu de la mort, un peu de Lady Snowblood (à qui QT a même piqué l'interlude animé), du chambara, du western spaghetti, une...

le 8 mai 2010

Kill Bill - Volume 1

Kill Bill - Volume 1

9

DjeeVanCleef

401 critiques

Sa déclaration.

Parfois on assiste à des déclarations d'amour. Tu sais ? Ces moments qui te font t'arrêter, te mettre en pause pour les contempler. Directes et folles, spontanément irréfléchies, totalement franches,...

le 24 nov. 2013

Kill Bill - Volume 1

Kill Bill - Volume 1

9

Velvetman

514 critiques

"It’s a little late for an apology"

Après un Jackie Brown qui délaissait la violence caractéristique du réalisateur, Quentin Tarantino rebrousse chemin et signe une œuvre qui dévoile, son véritable amour pour son art. C’est une...

le 8 janv. 2016

Du même critique

In the Court of the Crimson King

In the Court of the Crimson King

9

Thomas_Dekker

84 critiques

Confusion will be my epitaph.

Magnifique. Sans doute le meilleur album de progressif jamais créé (si l'on met Pink Floyd à part bien entendu). L'album est juste une définition de ce qu'est le progressif ; un album concept symbole...

le 5 mai 2012

2001 : L'Odyssée de l'espace

2001 : L'Odyssée de l'espace

5

Thomas_Dekker

84 critiques

Kubrick ou le talent de faire croire à son génie à travers une oeuvre nébuleuse et insignifiante.

"2001 : l'odyssée de l'espace, on l'aime ou on le déteste." C'est complètement faux. Il existe un relativisme très fort concernant ce film qui fait que le nombre de 5/6/7 est important sur...

le 24 juil. 2012

La Haine

La Haine

3

Thomas_Dekker

84 critiques

La haine, c'est comme la banlieue : un cauchemar

Kassovitz s’aime. Il veut être génial et il se croit génial. Le problème c’est qu’il ne l’est pas. Chacun de ces plans est supposé étaler tout son génie. La haine est un navet, je le clame haut et...

le 16 nov. 2012