Alors que Kyosuke et Madoka terminent leurs études universitaires, Hikaru étant partie étudier l'Actor's Studio aux Etats-Unis, le premier va avoir un accident de voiture qui va projeter son esprit trois ans dans le futur. Il va découvrir un autre Kyosuke photographe de guerre, Madoka est devenue pianiste et Hikaru revient au Japon afin de passer une audition en tant que danseuse.
Le premier film était la conclusion voulue et désirée de Orange Road par son auteur, Izumi Matsumoto. Cependant, Kenji Terada, le scénariste de la série, va écrire trois romans, dont l'un d'entre eux raconte le futur des personnages, ce qui va être la base de cette histoire un peu plus adulte, où les personnages sont désormais dans la vingtaine. D'ailleurs, le sexe a désormais son importance dans le sens où dès les premières scènes, un couple est sur le point de faire l'amour, mais ça n'est pas la seule occurrence... Car la magie revient également.
Le film est plutôt bon, baigné par la mélancolie, sur ce qu'on a perdu/ou qu'on pourrait perdre, mais je trouve qu'il est handicapé par une technique bancale. Non seulement, c'est assez peu animé, mais le character design est d'une grande laideur ; terminé les sublimes dessins de Akemi Takada, qui avait magnifié le personnage de Madoka, place désormais à Takayuki Gôto qui, s'il donne aux personnes un aspect plus mature, les dé-personnifie totalement. En particulier Hikaru qui est méconnaissable.
Orange Road était l'oeuvre d'une vie pour Izumi Matsumoto, décédé en 2020, et on peut considérer cet été-là comme un joli post-scriptum.