Avec son histoire de lionceau abandonné qu’il faut sauver de la méchante douane, King s’inscrit dans ce sous-genre des comédies dramatiques animalières à destination des enfants, avec son lot de personnages stéréotypés qui visent l’identification – notamment la jeune Inès, victime de harcèlement à l’école et de moqueries de la part de son frère –, ses situations convenues et sa clausule fédératrice. La formule, connue, s’efforce d’intégrer la forme du conte spielbergien, proche d’E.T. (1982) par des éléments topiques (récit, vélos, musique symphonique dans laquelle résonne en échos la patte John Williams) qui se heurtent pourtant à l’absence de maîtrise d’une mise en scène écartelée entre l’amateurisme et la laideur d’une part, et les partis pris graphiques d’autre part. Il manque à King une originalité de propos et une maîtrise visuelle.