King of the Ants
6.5
King of the Ants

Film DTV (direct-to-video) de Stuart Gordon (2003)

Un film plutôt sympathique dont j'ai aimé essentiellement la galerie de méchants très hauts en couleur, grâce à des seconds rôles qui font le show avec un plaisir évident. J'ai eu plus de mal avec l'acteur principal qui a le charisme d'un rouleau de Sopalin et un physique vraiment pas agréable (quels horribles sourcils !), mais ça, c'est personnel.

L'incohérence des comportements m'a gênée plusieurs fois : le mec qui laisse sa porte grande ouverte après qu'un inconnu ait sonné à sa porte et qui ne réagit même pas quand ledit inconnu le suit dans la cuisine, la femme seule qui invite le même inconnu à loger chez elle (elle a une petite fille).

Mais le pire, ce sont les méchants, qui ont la drôle d'idée de taper à répétition avec un club de golf (un bois) sur la tête d'un gars jusqu'à la déformer (!)... pour lui faire avouer où il a caché un dossier compromettant. Un, il risque de ne plus se souvenir de rien du tout au bout d'un moment, et deux, il risque même de tomber dans le coma. Comme prévu, le traitement au club de golf ne fonctionne pas. Il a des hallucinations, il tombe malade, il finit encore plus laid qu'il n'était au départ... mais il ne parle pas, évidemment. Mais qu'est-ce qu'ils espéraient, les gars ? Ils étaient pourtant QUATRE et aucun n'a suggéré à un quelconque moment, de changer de tactique. S'attaquer à une autre partie du corps (les mains, les pieds...) aurait été plus judicieux, et moins fatigant accessoirement.

Mais je pense que ce comportement pas du tout crédible pour des mafieux permettait surtout à Gordon de glisser quelques petites visions hallucinatoires bien dérangeantes qu'il affectionne et de jolis maquillages bien cracra (le visage amoché du héros) qu'il affectionne encore plus.

Peut-être que le sujet du film, c'était la connerie humaine, avec tous ces personnages qui enchaînent les mauvaises idées et à qui on a envie de crier à chaque instant : "Mais fais pas ça, bon sang !" De ce point de vue, le film est réussi. Mais c'est un peu pénible à regarder.

Mairrresse
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de Stuart Gordon

Créée

le 16 nov. 2025

Critique lue 10 fois

Maîrrresse

Écrit par

Critique lue 10 fois

1

D'autres avis sur King of the Ants

King of the Ants

King of the Ants

4

Andy-Capet

le 13 janv. 2013

Suivre
Dernière modification

le 14 janv. 2013

Celui qui gagne toujours à la fin

Stuart Gordon aime les faibles, les hommes poussés à bout et les histoires louches. Avec ce roi des fourmis, c'est l'histoire de la tortue et du lièvre, du prolo soumis et du bourgeois dominant. Ce...

King of the Ants

King of the Ants

7

Zogarok

le 15 juil. 2016

Suivre

Fort et cheap

Stuart Gordon est d'abord un des barons du bis horrifique, avec une œuvre sous influence lovecraftienne dont les plus fameux morceaux sont Re-Animator et From Beyond. Dès les années 1990 sa...

King of the Ants

King of the Ants

6

Mairrresse

le 16 nov. 2025

Suivre

Critique de King of the Ants par Maîrrresse

Un film plutôt sympathique dont j'ai aimé essentiellement la galerie de méchants très hauts en couleur, grâce à des seconds rôles qui font le show avec un plaisir évident. J'ai eu plus de mal avec...

Du même critique

The Moor

The Moor

8

Mairrresse

le 1 févr. 2025

Suivre

La lande de la moor

Je commencerai par la superbe affiche qui reflète bien, pour une fois, l'ambiance sombre et oppressante du film et qui surtout met bien en évidence son gros point fort, le paysage.Car c'est la lande...

Backrooms

Backrooms

9

Mairrresse

le 22 juin 2026

Suivre

Critique de Backrooms par Maîrrresse

Je pense qu'on pourrait analyser en profondeur ce que représentent ces backrooms d'un point de vue psychologique ou psychanalytique. Toutes ces cloisons, ces longs couloirs, ces salles dépouillées ou...

L'Abominable Docteur Phibes

L'Abominable Docteur Phibes

9

Mairrresse

le 28 mai 2025

Suivre

Symphonie macabre en kitsch majeur

Un authentique chef-d'oeuvre kitsch et outrancier qui mélange allègrement horreur macabre, romantisme échevelé, esthétique Art déco et humour noir.Au milieu de cette orgie visuelle et sonore, Vincent...