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le 8 sept. 2026
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KONGA de John LemontKonga est une petite série B britannique comme je les aime : modeste, bricolée, parfois naïve, mais portée par une vraie envie de cinéma.Le film débute par un avion qui explose...
KONGA de John Lemont
Konga est une petite série B britannique comme je les aime : modeste, bricolée, parfois naïve, mais portée par une vraie envie de cinéma.
Le film débute par un avion qui explose au-dessus d’une île. Et l’avion est une maquette. On est immédiatement prévenu : ici, le réalisme n’est pas vraiment la priorité. Et c’est justement ce qui fait le charme de l’entreprise.
Le scientifique qui se trouvait à bord réapparaît un an plus tard avec un chimpanzé dans les bras. Son nom ? Konga, évidemment.
Durant sa captivité, le savant a découvert, avec l’aide d’une tribu indigène, un mystérieux sérum capable de faire pousser les plantes de manière spectaculaire. De retour à Londres, il poursuit ses expériences et tente notamment de faire grandir des plantes carnivores. Et, miracle de la science selon les règles de la série B, ça fonctionne !
Il ne lui reste plus qu’à essayer son invention sur Konga. Et c’est là que le film bascule franchement dans le délire du savant fou, sous le regard inquiet de son assistante.
Konga commence donc comme un petit film de savant fou, emprunte ensuite quelques chemins du côté de L’Assassin de la rue Morgue, avant de terminer dans un hommage évident à King Kong. Un joyeux mélange de références, avec cette logique très particulière des films fantastiques anglais de l’époque : on prend une idée, on lui ajoute quelques plantes carnivores, un chimpanzé géant et beaucoup de bonne volonté, et on regarde ce qui se passe.
La production est minuscule, mais le film possède un charme fou. Et puis il y a Michael Gough, formidable en scientifique qui sombre progressivement dans la folie. Il suffit de son visage, de sa voix et de cette manière qu’il a de jouer les hommes distingués au bord du précipice pour donner au film une véritable présence.
Le Technicolor est magnifique et les effets spéciaux, évidemment artisanaux, ont aujourd’hui quelque chose de délicieusement attachant. On voit parfois la ficelle, mais après tout, c’est aussi pour ça qu’on aime ces petites séries B.
Konga n’est certainement pas un chef-d’œuvre. Mais c’est une petite friandise fantastique, bricolée avec trois bouts de ficelle et beaucoup d’imagination. Et parfois, au cinéma, c’est largement suffisant.
Créée
le 8 sept. 2026
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le 8 sept. 2026
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