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Une loi criminelle
Non, L'affaire Collini n'est pas tirée de faits réels, adaptation du roman éponyme de Ferdinand von Schirach. Mais cette œuvre de fiction, film de procès pour l'essentiel, s'appuie sur un récit...
le 20 nov. 2021
Attention, cet avis comporte ce genre de divulgacheurs :
Mais c'est quoi ce marketing où l'affiche en raconte encore plus sur le film qu'une bande-annonce qui racontait déjà 1h10 de film ?!
La bande-annonce semblait promettre un thriller judiciaire dopé à la manipulation perverse et aux révélations fracassantes. Pas de bol, le scénario est en mousse et il noie les questions qu’il soulève dans un ruisseau de moraline.
C’est dommage parce que le sujet est passionnant et que les personnages avaient tous le potentiel d’incarner une part de la société. Leur confrontation aurait pu être une puissante démonstration sèche, le jugement dévastateur d’une époque. Mais non, le réal est tellement occupé à en faire des caisses avec un esthétisme gratuit et une mise en scène à ce point envahissante qu’elle en dessert le propos et les personnages, à prendre ses rebondissements (déjà vus au moins dans la bande-annonce) pour des révélations, qu’il en oublie de traiter son sujet. L’acte 3, le plus original et le moins convenu est piteusement bâclé en 5 minutes.
Peut-être était-ce déjà le cas dans le livre ? Et alors ? Une adaptation ne serait-elle qu’une simple transposition à l’écran ? Remanier et aller plus loin est-il interdit par la maison d’édition ?
On se retrouve donc avec une conclusion simplette :
les lois d’amnistie, c’est mal. Point.
Généralement une décision juridique est un long développement qui cherche un équilibre entre justice faite aux victimes, défense de l’accusé et intérêt de la société civile. Mais le réal, militant ou opportuniste ne s’embarrasse pas d’autant d’équité. Il n’a d’yeux que pour les victimes. En ce sens, il s’inscrit dans un schéma d’anti-réflexion où seule l’émotion a droit de plaider. Les arguments à décharge étant pour lui irrecevables, ils ne figurent à pas l’écran. Le réal fait les questions et les réponses. C’est commode. Ce n’est même pas au spectateur de réfléchir à la problématique, le débat est déjà tranché et la bonne vérité assenée. Avec ce genre de film, l’histoire est un lieu binaire, sans nuance et sans contexte.
Moralité : quand les voies du bien sont impitoyables, elles ne sont peut-être pas si bien que ça.
Créée
le 1 mai 2022
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Non, L'affaire Collini n'est pas tirée de faits réels, adaptation du roman éponyme de Ferdinand von Schirach. Mais cette œuvre de fiction, film de procès pour l'essentiel, s'appuie sur un récit...
le 20 nov. 2021
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le 1 mai 2022
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