1
le 2 oct. 2020
SuivreC’était le bon temps…
Spoilers nécessaires à l'analyse. Voilà ce que doivent se dire tous les mâles blancs qui seraient tombés par hasard sur ce film en allant au ciné voir le dernier film d’horreur lambda. Fatale erreur,...
Attention, ce spoiler comporte ce genre d'avis: s'il y a un sujet qui n'est pas abordé par Antebellum, c'est bien le racisme. Et j'ai rarement vu des "scares" faire aussi peu "jump".
Une fois n'est pas coutume, quit à le faire comme ça, j'aurais préféré une série deluxe en 4 ou 6 épisodes qui aurait pris le temps de se pencher sur les humains et les communautés qui habitent le récit, noir.s et blanc.he.s , oppressé.e.s et oprésseur.e.s, riches et pauvres, autr.e.s.
Là, l'histoire est taillée à la hache: on commence avec une histoire d'esclavage qui énumère les stéréotypes qu'on s'est déjà fait avec d'autres récits du même genre. Le film se contente d'apporter les éléments nécéssaires à son propre stratagème narratif. On continue avec une caricature de sex in the city avec 1 bourgeoises pénible et ses copines. Le film se contente d'apporter les éléments necéssaires son propre stratagème narratif.
On est déjà au 2/3 du film. Tant de temps perdu à amorcer/réamorcer, introduire/réintroduire des personnages dans des séquences qui n'ont rien à raconter par elles-même, ni sur l'esclavage, ni sur la guerre de sécession, ni sur "black lives matter", ni sur les révolutions inclusives, ni sur le racisme, thématiques ravalées au rang de décorums vides de sens et opportunistes. Et tout ça pour quoi ? Pour 1 minute de sidération suite à un genre de twist qui n'étonne plus personne (à part moi. Je suis bon public).
Ensuite, le "vrai" film commence. C'est pas mal du tout mais c'est trop tard et trop vite expédié malgré les séquences au ralenti pour faire "épique" et les cadres qui versent dans une iconographie symbolique. Ils amènent presque jusqu'au malaise une catharsis pourtant salutaire. Traduction: autant voir les méchants se faire mettre en pièce fait beaucoup de bien, autant la mise en image "héroïque" très appuyée de cette violence me laisse perplexe.
Il y avait 2 choses intéressantes dans cette histoire: les transitions/évolutions psychologiques du personnage principal et les différentes motivations des antagonistes (ce qu'ils font pourrait en dire long sur la société américaine).
Aucune des 2 n'est traitée. On se retrouve avec 1 héroïne avec 3 personnalités différentes. Merci les ellipses. Quant aux méchants, au choix: incells, débiles consanguins, rednecks du bayou, aristocrates n'ayant pas digérés la défaite sudiste, bref, tous les rebut honnis de l'identité américaine. Le racisme, gangrène insidieuse méritait-t-il tant de caricatures? On n'en saura pas plus sur ces fanatiques de reconstitution historique portés par une cruauté toute contemporaine. Racisme de niche.
A l'opposé, le film montre bien qu'un.e Noir.e peut galoper vers la police, hache à la main, sans se faire abattre. C'est pas au JT qu'on verra ça.
Bref, Antebellum semble croire à son pitch outrancier de série B et ne repose que sur son rebondissement horrifiant à défaut d'être horrifique. 3 étoiles pour le dernier tiers.
Créée
le 12 sept. 2020
Critique lue 2.1K fois
1
le 2 oct. 2020
SuivreSpoilers nécessaires à l'analyse. Voilà ce que doivent se dire tous les mâles blancs qui seraient tombés par hasard sur ce film en allant au ciné voir le dernier film d’horreur lambda. Fatale erreur,...
3
le 17 sept. 2020
SuivreAntebellum raconte l'histoire de Veronica Henley, une auteure de couleur de romans à succès, engagée politiquement pour les femmes et les noirs, qui se retrouve coincée dans une réalité parrallèle et...
3
le 12 sept. 2020
SuivreAttention, ce spoiler comporte ce genre d'avis: s'il y a un sujet qui n'est pas abordé par Antebellum, c'est bien le racisme. Et j'ai rarement vu des "scares" faire aussi peu "jump". Ici, je raconte...
5
le 21 nov. 2019
Suivre3
le 12 sept. 2020
SuivreAttention, ce spoiler comporte ce genre d'avis: s'il y a un sujet qui n'est pas abordé par Antebellum, c'est bien le racisme. Et j'ai rarement vu des "scares" faire aussi peu "jump". Ici, je raconte...
3
le 8 déc. 2019
SuivreSensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème