Un film à la structure originale, surtout vers la fin (qui alterne noir et blanc et couleurs, et casse la chronologie -sans perdre le spectateur) qui revient sur une affaire toujours pas élucidée : la mort de Pasolini en novembre 1975. Il choisit la thèse du complot politique (pas prouvée, mais très crédible), évoquant au passage ces années de plomb, et leur séries d'attentats ( ceux de la gare de Bologne et de la Piazza Fontana à Milan sont évoqués). Ce dernier a d'ailleurs fait l'objet d'un film récent, Piazza Fontana, de Marco Tullio Giordana, qui reprenait une thèse comparable à celle évoquée ici : attentat fomenté par l'extrême droite et mis sur le compte de l'extrême gauche.
Le film évoque avec justesse et précision la vie politique de l'époque (on notera l'allusion à la loge P2, dont on parlera beaucoup dans les années suivantes). Que ceux qui n'y connaissent rien se rassurent : le film est très clair et ne perdra pas les novices en la matière.
Très belle interprétation. C'est marrant, je me demandais il n'y a pas si longtemps ce qu'était devenu Massimo Ranieri. J'ai la réponse...
En tout cas, en ce qui concerne le cinéma politique (à la façon des films des années 70) le cinéma italien n'a pas perdu la main...