Après Walter Salles et son Je suis toujours là, au tour de Kleber Mendonça Filho d’explorer le Brésil sous dictature en cette année 2025, avec son film L’Agent secret.
Il y a quelque chose qui tient de l’urgence dans le cinéma brésilien. Un mélange entre danger omniprésent et sens de la fête, vibrations de la musique. L’ouverture de L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho va dans ce sens. Un corps sur le sol, dans la poussière d’une station service. Une coccinelle jaune, un mouvement de caméra à la grue. Des policiers corrompus puis des hurluberlus en transe à l’approche du carnaval. Le décor est planté, entre fête et dictature.
Un film durant la dictature mais pas un film de dictature
Le pays Auriverde est marqué à jamais par la dictature militaire en place de 1964 à 1985. Un nombre incalculable de vies marquées, des mémoires chamboulées et des générations exorcisant encore cette période aujourd’hui. C’est le cas de Walter Salles et c’est aussi le cas de Kleber Mendonça Filho avec L’Agent secret, son 3e long-métrage de fiction réalisé en solo après Les Bruits de Recife (2012) et Aquarius (2016).
Comme il en a l’habitude, celui qui est juste surnommé “Kleber” mêle plusieurs choses. Il y a plusieurs genres, du thriller au fantastique mais aussi des marottes qui lui sont chères. Le tout forme une mosaïque intime repartie du dernier Festival de Cannes avec le prix de la mise en scène et celui de l’interprétation masculine pour Wagner Moura.
Critique de Julien à lire sur https://cineverse.fr/lagent-secret-kleber-mendonca-filho-avis-critique/