1977, Marcel Alves opposant au régime s'exile à Récife après une altercation (très anecdotique avec un supérieur hiérarchique de l'université ou il travaille). Il retrouve son beau père et son fils caché là-bas, et vit dans une maison de réfugiés tenue par une madre bienveillante. Mais voilà qu'il découvre que des mercenaires ont été envoyé pour le liquider par le supérieur vexé de l'altercation. On voit cette histoire mais on entend aussi des archives écoutées par des étudiantes 40 ans plus tard.
Film très cryptique, l'intrigue est bidon, c'est censé nous faire comprendre que le régime dictatoriale pouvait valider des mise à mort par des privés. Mais pour arriver à cette conclusion, il faut lire entre les lignes, et encore: Rien ne nous ait expliqué tant sur la dictature brésilienne que sur cette maison de réfugié (où ont lieu les meilleures scènes), on ressent juste ce poids d'être une cible. Pour le contexte politique, on préférera le film, pourtant pas au top, "Je suis toujours là".
La bascule de la fin où on revient au présent, très attendue puisque teasée à multiples reprises avec des dialogues répétitifs est plus que décevante, tout ça pour ça !
Il y a quelques essais un peu foufou comme une parodie de film gore avec une jambe seule qui attaque les gens dans un parc de rencontres sexuelles (wzf ?), et ce en écho avec une sous intrigue (pas tout a fait résolue) d'une jambe arrachée par un requin qu'on a pas retrouvée.
Bref c'est vraiment tout pété et je ne comprends par l'unanimité de la critique sur ce film trop long, au scénario baclé, et à la porté politique très floue ? Peut-être parce que c'est un film pour cinéphiles, bourré de références, et que le réal est lui même un ancien critique, (est-il leur héros ?).
La seule bonne chose que j'ai aimé c'est la première minute de projection ou s'enchaînent les jingles des boites de prods et partenaires, sauf que le son de ces habillages a été coupé pour laisser place au début de la bande son du film qui commence par une écoute de la radio de 1977, et ça soulage cet interminable défilé de marques de plus en plus longues.