Privé d'école pour cause d'épidémie de scarlatine, un petit garçon échange sa montre invisible contre un aimant à un autre garçon jouant sur la plage, sans se rendre compte que ce troc bidon va lui attirer bien des ennuis.
En voyant ce film, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au Petit fugitif, sorti trois ans plus tard, et qui racontait lui aussi les aventures d'un petit garçon laissé pour seul sur une station balnéaire, Coney Island en l'espèce. Ici, c'est une station anglaise, avec cet enfant qui va prendre peur d'avoir en fin de compte volé cet aimant, et dont tout va lui faire peur, car il va croire qu'il va se faire arrêter.
Il y a aussi un parallèle amusant avec ses parents qui croient que son changement de comportement est lié au passage à l'adolescence, en prenant pour exemple que ses shorts ne suffiront plus et qu'il doit avoir des pantalons, alors qu'ils ont en fait tout faux. C'est plus une histoire de culpabilité, alors qu'entre-temps, cet aimant, donné à une œuvre de charité, va être vendu très cher, et on cherche ce fameux bienfaiteur.
Le film est souvent amusant, de par le ressentiment vécu par ce garçon, mais qui a au fond une bonne morale, en pensant en particulier à son geste à la fin, où il va devenir un héros. The magnet est sans doute destiné aux plus jeunes, avec néanmoins quelques éléments subversifs ça et là, comme le jeu de fléchettes où la cible est les fesses de Blanche-Neige, suivi d'un plan où le garçon, agitant sa bouteille de limonade, fait exploser le bouchon, faisant couler de la mousse...
Ça reste vraiment sympathique.