Entre male gaze et grossophobie, les Farrelly nous prouvent que l’on peut rire de tout.

A l’aube de son trentième anniversaire, Hal reste éperdument célibataire et pour cause, il est resté superficiel (pour lui, seul compte la beauté physique d’une femme). Jusqu’au jour où, suite à une rencontre avec un gourou qui l’hypnotise, il se met à discerner la beauté intérieure des femmes…


Les frères Farrelly (Mary à tout prix - 1998) poursuivent dans la comédie-romantique avec une touche de grossophobie (pour mieux nous rappeler qu’au fond, ce qui compte, c’est la beauté intérieur et non le physique). Avec dans le rôle-titre (et pour la première fois de sa carrière dans le premier rôle) Jack Black, qui y incarne un dragueur lourdingue, antipathique et beauf (qui saute sur tout ce qui bouge), au physique peu avantageux (il est petit et rondouillard) et qui enchaîne les défaites, sans jamais se remettre une seule fois en question. C’est ça qui est intéressant avec son personnage, découvrir comment ce beauf patenté va tomber amoureux, malgré-lui, d’une femme en surpoids, avec tous les inconvénients et blagues potaches qui s’y raccrochent.


Voir le monde de Hal à travers ses yeux (les filles au physique peu avantageux qui deviennent des canons de beauté) et voir le monde de Hal à travers le regard extérieur de ses amis & collègues, le résultat est hilarant.


Avec L'Amour extra-large (2002), Peter & Bobby Farrelly viennent nous prouver que l’on peut rire de tout sans jamais être (trop) offensant.


(critique rédigée en 2007, actualisée en 2026)


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le 25 avr. 2026

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