Les intentions de "L'Année du requin" sont pour le moins troubles en ce qui me concerne. Comédie ? Parodie absurde ? Film d'horreur sérieux ? Je m'y perds en conjectures.
L'affiche montrant Marina Foïs, Jean-Pascal Zadi et Kad Merad oriente ostensiblement vers la comédie. Ainsi que l'idée de départ : un film de requin calqué sur "Jaws", mais situé au Cap Ferret ! Le premier acte essaie visiblement d'être drôle. NB : j'ai bien dit "essaye". Personnages neutres, dialogues absurdes, tout est filmé au grand angle. Mais personnellement je n'ai jamais ri, tout juste ai-je souri. Notamment devant l'une des rares bonnes idées du film, à savoir comparer la crise du requin avec celle du covid. Les gens qui cherchent des coupables, les autorités vues comme liberticides, etc. Mais ça ne sera jamais bien exploité, à l'image de la relation entre l'héroïne gendarme et son mari affectueux.
Puis, au fur et à mesure que le récit avance, le film s'oriente vers l'horreur, avec une inspiration stérile et assumée de "Jaws". Répliques, situations, même certains plans : la copie est évidente. Sans humour ni savoir-faire. Comme part hasard il y a du hors champs quand c'est censé devenir un peu technique... Mais cette dernière partie demeure plate et ennuie également.
Finalement, c'est un beau ratage auquel on a le droit. Entre ça et "Sous la Seine", le film de requin à la française fait naufrage !