Paralysée des jambes à la suite d'un accident de voiture, une jeune femme est hébergée par son père et son père, qui ne savent plus quoi faire pour la conduire sur le chemin de la guérison. On leur conseille un hypnotiseur, qui va réveiller chez elle des souvenirs d'une vie antérieure où elle a été agressée sexuellement, et ça va déclencher des pulsions de chair et de sang.
Le film est clairement un plagiat de L'exorciste, notamment tout la dernière partie qui est un copier-coller, mais on sent qu'il y a tout de même un côté jusqu’au-boutiste qui ne laisse pas indifférent. Notamment par la forte implication de la victime en question, jouée par Carla Gravina, qui va se permettre de faire des choses totalement folles, aussi bien la masturbation qu'une scène clairement zoophile dans sa vie antérieure. Mais c'est également filmé avec maestria, et aide à instaurer une ambiance clairement malsaine.
Comme lors de l'introduction, où elle va être conduite à un équivalent italien de Lourdes, où les malades veulent toucher une statue de la Vierge Marie. Quant à la musique, elle est signée Ennio Morricone, accompagne de Bruno Nicolai, et les thèmes à base d'orgues nous plongent aussi dans un effroi où tout le final sera clairement paroxystique. On retrouve aussi Mel Ferrer dans ce casting hétéroclite qui joue le père de Carla Gravina.
L'antéchrist est sans nul doute le film le plus connu de Alberto De Martino, et même si on peut presque parler de plagiat, d'autant plus qu'il est sorti quelques mois après le Friedkin, sa capacité à oser ce qu'il y a de plus malaisant, y compris dans le sexe, en font une réussite, mais pas recommandée à tous et à toutes.