L’Antre de l’araignée prouve, s’il fallait le justifier encore, que les productions télévisuelles Syfy valent peau de balle. Partie intégrante d’une saga de métrages pseudo-horrifiques intitulée Maneater series, le téléfilm voit sa bêtise congénitale pulluler comme un nid d’araignées : dialogues ineptes, interprétations ridicules et effets visuels tout bonnement repoussants habillent un scénario qui se saisit de la jungle indienne comme d’un réservoir de sauvagerie. Voici venir les bons Américains dans un environnement inhospitalier, jusqu’à ce village de barbares fanatiques où s’exercent toutes sortes de pratiques occultes. Lance Henriksen fronce les sourcils et attend son chèque. Un figurant se balade une cagoule sur la tête. L’Antre de l’araignée ressemble, par son titre et le genre qu’il investit, à une petite production horrifique sans prétention. Ne nous y trompons pas : rien à sauver de ce délire industriel qui n’a d’autre ambition que de capitaliser sur le plaisir du spectateur à se faire peur.