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le 17 déc. 2012
SuivreL'appel et la bête
J'ai failli devenir dingue, comme si j'avais passé plus d'une heure et demie enfermé dans un chenil : ça couine, ça aboie et ça grogne à longueur de temps, un supplice. Et je ne parle pas des longues...
Le roman éponyme de Jack London a donné lieu à pas mal de films, allant du bon (la version signée William Wellman) au mauvais, avec l'adaptation Disneyenne au dernier degré qui aseptise le livre. Là, le film présent date de 1972, et on suppose que le montage financier a du être difficile, car il y a pas moins de six pays, avec un tournage essentiellement en Norvège, et où Charlton Heston a détesté l'expérience de par le caractère assez particulier de cette production.
De plus, le réalisateur, Ken Annakin, a fait le choix étrange, à moins que ça soit ma copie, de tourner au format plein écran, ce qui n'est pas l'idéal pour exalter la beauté des paysages.
Pourtant, je trouve que le résultat n'est pas si déshonorant, malgré les quelques bizarreries du casting où Charlton Heston, toujours aussi viril, rencontre Michèle Mercier ou encore George Eastman, mais surtout, on sent que là, c'est du tournage en extérieur, la buée se voit, on sent que les personnages et les animaux en bavent pour traverser ces contrées enneigées et que surtout, le fameux chien Buck n'est pas montré comme humanisé mais est un bon toutou. Qui peut être assez violent d'ailleurs, on ne compte plus les morts d'humains comme celles d'autres canidés, mais le film de Ken Annakin restitue assez bien le côté sauvage du roman. Quand bien même la réalisation fait parfois téléfilm de luxe, qu'il manque une réelle ampleur. Mais le grand film sur le roman de Jack London reste encore à faire...
Créée
le 24 août 2024
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