Cela commence honnêtement : on pose les bases en présentant les personnages et en les mettant dans des situations crédibles jusqu'à ce qu'intervienne « l'accident ». À partir de là, tout fout le camp, ou presque. Bon, comme on est pas totalement inhumain on compatira un moment pour ce père et surtout ce charmant enfant qui n'a vraiment pas eu de bol, d'autant que William Holden a un charisme de dingue, ce qui ne surprendra personne. Mais bon, au bout de 45 minutes on a l'impression d'avoir fait le tour de la question, le scénario ne pouvant par définition rien offrir d'innovant et encore moins de palpitant, alors on regarde d'un air distrait, lointain, ne voyant en définitive pas vraiment l'intérêt d'un tel film, surtout à travers un processus aussi linéaire et basique que celui choisi par Terence Young, manifestement peu à l'aise avec ce genre de mélo pur et dur.
Il faut aussi dire que Bourvil se livre à une invraisemblable caricature de lui-même, semblant vouloir jouer le bon gros français avec un tel manque de subtilité que ça en devient gênant. Reste la beauté de Virna Lisi et un dénouement étonnamment sobre nous poussant à l'indulgence, m'enfin... Je n'ai aucune animosité contre « L'Arbre de Noël », juste l'impression d'avoir un peu perdu mon temps sur un sujet certes sensible, mais auquel cette œuvre n'apporte absolument rien.