“Jamais deux sans trois”, en attendant le quatrième.
On prend (presque) les mêmes et on recommence avec la recette qui a fait le succès de la lucrative franchise Lethal Weapon.
L’ingrédient principal est toujours l’alchimie entre Mel Gibson et Danny Glover. Le duo nous régale à coups de punchlines. Roger Murtaugh reste le garde-fou du doux dingue Martin Riggs, qui fait toujours autant preuve d’insolence, alors que son “vieux” collègue est à 8 jours de la retraite. On se doute bien qu’il ne va pas la prendre et pouvoir couler des jours heureux au fond de sa baignoire, au lieu d’esquiver les balles et les explosions.
L’Arme Fatale 3 reste dans le registre de la comédie d’action, sans oublier une légère dramatisation avec Roger qui abat, en état de légitime défense, un camarade de son fils. Une situation qui mène au développement de la relation entre le père et le fils, qui se révèle touchante.
Le scandale de Rampart est aussi abordé, au travers d’un ancien policier corrompu. Surtout, cela permet d’introduire un nouveau personnage, Lorna Cole, interprété par Rene Russo. Après le cabotin Joe Pesci, qui se fait plus discret, au contraire de la blondeur de sa coloration, elle fait preuve de sobriété. Surtout, elle se révèle être l’alter ego de Martin Riggs, au point d’être limite des faux jumeaux, en arborant la même chevelure aussi débordante que leurs esprits et affublés de jean avec santiags. Ils se lancent dans un jouissif concours de cicatrices, qui ressemble à un concours de b**es et se termine par un striptease. Il ne fait aucun doute qu’ils vont finir par s’unir, sous le regard d’un adorable chien.
Après un Arme Fatale 2 passablement ennuyeux, un nouveau souffle se fait ressentir grâce à une mise en scène mieux maîtrisée de la part de Richard Donner. Il insuffle un rythme plus soutenu, tout en continuant d’alterner les scènes d’action et de comédie. Un style annonciateur des délires monomaniaques de Michael Bay avec son festival pyrotechnique, comme lors de la scène d’ouverture, ainsi que durant le générique de fin.
Au fil de leurs pérégrinations, le duo va se retrouver sur une patinoire lors d’un match de hockey sur glace. Un moment plutôt jubilatoire qui fait penser à Mort Subite de Peter Hyams avec Jean-Claude Vandamme. Le film a été réalisé trois ans plus tard, à croire que ce troisième volet est une source d’influence pour le cinéma d’action des années 90, voire du début des années 2000.
Lethal Weapon 3 est un bon divertissement. Il renoue avec certaines des qualités du premier volet sans, pour autant, rivaliser avec son excellence. Rene Russo s’additionne merveilleusement bien au duo Mel Gibson et Danny Glover. Elle participe au plaisir pris à suivre les nouvelles aventures de mon duo de flics cinématographique préféré des 90’s.