" J'ai l'impression d'être un feu rouge"
Petites scènes de la vie amoureuse, folie douce des personnages, désir renforcé (jamais montré), acteurs plutôt justes dans l'ensemble, dialogues piquants, situations rocambolesques mais jamais clichés, petites piques, extrémité des rapports, extase des sentiments, couples divaguant, propositions délirantes, situations presque théâtrales... Bref, Mouret décape l'art d'Aimer, sans en donner vraiment une recette tant ses personnages sont tout à la fois réel et foutraques, imaginaires, déjantés mais tous extrêmement désireux... En tout cas, si la musique que l'Art d'Aimer cherche à trouver n'a pas de recette préconçue, l'art et le sens du rire, Mouret l'a tout trouvé, parce que son cinéma ne ressemble à rien de connu, il est aussi étrange que ses situations mais tout aussi attirant et jouissif que ses personnages... Les saveurs se révèlent au fil du film jusqu'à la chute finale, bref un gag grandeur nature et qui tient bien la route. Du bonheur en image en somme (et vraiment c'est bien, preuve qu'on peut parler de l'amour avec un certain sens de la classe !) : )