Les paroliers Francis Blanche et Pierre Cour sont les auteurs du scénario ; ils sont aussi, sous leur propre nom, les acteurs principaux de cette comédie policière dans laquelle ils forment, avec Louise Carletti, un trio d'enquêteurs amateurs plus ou moins habiles sur la trace d'une bande gangsters. Mais tous paroliers qu'ils sont, leurs dialogues sont souvent sots, conformément à l'esprit de la comédie. Les personnages qui traversent le film sont tous assez bêtes ou épais.
Celle-ci est introduite par un long préambule dans les coulisses d'une émission radiophonique dont le programme nous apparait aujourd'hui d'une fantaisie vintage bien puérile, caractéristique de l'époque et de ses usages. C'est désarmant mais sans charme. L'occasion de découvrir une création saugrenue de Pierre Cour qui, apparemment, connut une certaine notoriété : le Régisseur Albert.
Raoul André met en scène Louise Carletti, son épouse à la ville, en candide héroïne d'un jeu de pistes qui manque de causticité et d'un scénario astucieux, que le réalisateur dénoue par une séquence qui deviendra sa "signature" : une bagarre collective et mêlée burlesque.
Pour l'anecdote, on note que le film est le dernier de la vénérable Marguerite Moreno et que Francis Blanche donne la réplique à son père Louis Blanche.