Un an avant L'ange bleu, le premier film parlant de von Sternberg. Une histoire sans grand relief au départ, triangle amoureux avec un caïd au milieu, lente et progressivement envoûtante. Le style du cinéaste est moins flamboyant que dans ses oeuvres suivantes, le thème ne s'y prête pas, mais ce faux film noir se distingue par son climat de tension, presque voluptueux, dans sa dernière partie, entièrement située dans le bloc des condamnés à mort. Jusqu'au dernier moment, impossible de savoir si le meurtrier qui se dirige vers son exécution, va prendre son rival dans ses bras ou l'assassiner. Un petit film d'un grand cinéaste ? Oui, mais quelle leçon de mise en scène !