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L'Amour
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le 28 janv. 2011
… Un couple heureux avec un enfant, à la campagne, une citadine, très belle, très élégante venue en vacances. Toute consciente de l’effet qu’elle peut imprimer sur cet homme modeste, elle le veut comme elle voudrait un objet. Nous sommes dans l’ère du pré-code, il n’y a pas encore de censure à Hollywood, donc Murnau nous la montre en petite tenue pour bien souligner cet effet. Lui, perd la tête, assailli par cette promesse de sensualité, il consent à éliminer sa femme, une campagnarde un peu naïve devenue gênante.
Tout n’est plus que trahison, malheur, désespoir dans ce clair-obscur de cinéma. Il décide de passer à l’acte, mais n’y arrive pas. Alors sa femme s’enfuit, à la ville, il la suit. Le remord cède peu à peu la place au repentir, à l’espoir, au renouveau et la lumière s’invite de nouveau.
Dès le premier plan, L’aurore subjugue par son ouverture magnifique. Il y a cette affiche dessinée d’un train sous une arche de verre qui laisse transparaitre les buildings de la ville. Puis l’image s »anime, devient réalité, un plan fixe, le train démarre puis accélère sa course, les saccades de la vapeur s’intensifient. Puis les images s’enchevêtrent, 2 trains se superposent, puis un bateau fait disparaitre une plage dans un fondu enchaîné. Nous sommes en 1927…
Mais plus encore que la magnificence de ses images, cette fresque impressionne par sa modernité, son acuité dans l’exploration des sentiments humains. Les scènes sont des tragédies, ou des hymnes à la vie quand vient l’aurore tant attendue.
Et puis, il y a les personnages, chaque regard, chaque moue, chaque geste subliment les rapports humains. On touche ici la quintessence du cinéma muet lorsque la gestuelle permet un dialogue bien plus profond que la parole.
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Créée
le 18 déc. 2017
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