Hommage


Attention, ce film n'est pas un biopic épique (et colégram) sur Brice Hortefeux, Claude Guéant ni même Bernard Cazeneuve.


Joe Dante. Plus je revois ses films, plus j'ai d'estime pour le bonhomme. Après m'avoir fait retomber en enfance à grands renforts de figurines et avant de retourner auprès de Guizmo pour ce que j'imagine déjà être des retrouvailles réussies, me revoilà planté, sourire aux lèvres, devant cet Innerspace. Comment résister aux mimiques de Martin Short ? Au caractère attachant d'amoureux éconduit du Lieutenant Pendleton, aka Dennis Quaid ? A Vernon Wells, ayant délaissé la cote de mailles et la moustache ? Et surtout, comment résister aux charmes d'une Meg Ryan espiègle, parée d’un sourire ravageur (avant d'être ravagé...) ? Pendant que tout ce petit monde s'affaire à nous filer la banane, Rob Bottin nous gratifie de trucages et maquillages à la fois simples et efficaces, un voyage dans le corps de Martin, qui ne tourne jamais court. Comme la musique, Goldsmith nous concoctant une bande son au poil pour nos portugaises.


Véritable créateur de situations comiques, le papa de Gremlins nous narre quant à lui cette histoire de fesses (si si on peut dire ça, regardez le film, ou remémorez-vous les évènements, vous verrez) avec humour et rythme enlevé. L'histoire de ce militaire qui prend part à une expérience démentielle visant à le miniaturiser et à l'injecter dans un léporidé. Evidemment, rien ne se passe comme prévu et le scientifique en charge du projet l'envoie dans le postérieur d'un illustre inconnu juste avant de trépasser. Que dire en pareilles circonstances, si ce n'est "lapin justifie les moyens" ? Comble de l’ironie, le gradé, donc, en son vaisseau, jouera les équilibristes dans des vaisseaux. Véritable funambule face aux aléas du corps humain, il se la joue Fred Artère, comme un poisson - au hasard, un piranha - dans l'eau. L'as des « asses ».


L'Aventure Postér...Intérieure est un divertissement simple et sans prétention, qu'il fait bon revoir même si l'ensemble commence gentiment à accuser son âge. S'il est une chose à retenir, c'est que ce bon Joe n'a pas besoin de grand-chose pour nous amuser. Au détracteur du fond, trop coincé du fondement pour savourer ce film pour ce qu'il est, j'ai envie de dire que ce plaisir coupable tient en deux mots: Dante et fesses !

Gothic
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le 23 sept. 2015

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