La réalisatrice-scénariste Émilie Cherpitel signe avec L’ÉCHAPPÉE BELLE son premier film ; elle avait auparavant travaillé comme seconde et première assistante réalisateur, auprès de cinéastes français tels que Guillaume Gallienne pour Les Garçons et Guillaume à table, Frédéric Beigbeder pour l’Amour dure trois ans ou encore Wes Anderson pour A bord du Darjeeling Limited. On croisera d’ailleurs Beigbeder qui fait une apparition, de même que Peter Coyote et le blues man Keziah Jones, dont les rôles sont plus anecdotiques voire caricaturaux, que nous le laissait espérer le film.
La biographie d’Émilie Cherpitel nous dit qu’elle a étudié le cinéma à la New York University et de fait, nous avons droit dans son film à de nombreuses références cinématographiques tantôt américaines, telles Gatsby le magnifique, Bonnie and Clyde, Breakfast at Tiffany’s, tantôt italiennes, telles Vacances romaines.
Car Audrey Hepburn est sans conteste l’actrice qui a inspiré la réalisatrice pour le personnage d’Eva par sa légèreté, son oisiveté et sa fantaisie; une Eva incarnée par Clotilde Hesme, vue récemment dans le film Angèle et Tony et dans la série Les Revenants, et dont c’est le premier rôle joyeux!
Ainsi, nous voyons évoluer Eva, riche héritière, qui survole sa vie oiseuse, sans s’y impliquer vraiment, telle une enfant insouciante qui n’a pas souhaité grandir, sans attaches réelles, sans contraintes, se contentant de changer de lunettes lorsque ce qu’elle voit du monde lui déplaît et de vivre sa vie par procuration à travers les livres et les films. (...)
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