Dès le début du film on est mis dans l'ambiance, ce ne sera pas très bavard et pour cause, les personnages ont du mal à se parler. C'est un thème cher à Antonioni et là on est en plein dedans, ces gens n'arrivent pas à communiquer.
De cette manière, on peut projeter pas mal de choses sur les personnages en se rattachant à ce qui fait leur quotidien. La Bourse est un immense bazar bruyant et il y a un délire un peu gênant de nos jours avec le personnage de Monica Viti qui fantasme le continent africain. Mais c'était l'époque et puis c'est dénoncé dans le film de toute manière.
Finalement, ce qui est intéressant avec ces partis pris de mise en scène et ces nombreux non-dits toujours pertinents même s'ils peuvent déstabiliser, c'est que cette relation qui vient en éclipser une autre est très différente des romances qu'on a l'habitude de voir au cinéma.