Troisième volet de la trilogie de la jeunesse, après Une ville d’amour et d’espoir et Contes cruels de la jeunesse, tous trois sortis sur un intervalle d’un an (Oshima a seulement 27 ans), L’enterrement du soleil respire davantage comme le deuxième, véritable conte cruel, et parcelle de déshérence et de déchéance, entre la chronique de bidonville et le mélo, quoiqu’il soit probablement le moins romantique des trois, au sens large du terme. Oshima à cette époque filme le Japon du pourrissement. On se souvient de ces plages de troncs d’arbres dans Contes cruels, il s’agit ici de filmer des quartiers abandonnés, ses terrains vagues, ses voies ferrés, toujours dans une volonté de raconter le paysage industriel. Comme le précédent, tout est bien trop appuyé, trop sinistre ; je suis plus sensible à la pudeur du premier opus, ce qui ne n’empêchait guère Oshima d’y apposer sa cruauté de marque.

JanosValuska
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le 29 août 2016

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