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Licence to Kiel
En ce jour funeste, je me suis dit qu'il fallait peut-être écrire une petite bafouille sur un James Bond, ça faisait longtemps en plus. The Spy Who Loved Me, c'est vraiment l'un des films...
le 11 sept. 2014
Support: Bluray
On ne va pas se mentir, la présence de Lewis Gilbert derrière la caméra n’a rien de rassurant, le cinéaste ayant commis le pire Bond à ce jour dix ans plus tôt : You Only Live Twice (que l’on résumera en YOLT à partir de maintenant). J’étais prêt à laisser le bénéfice du doute au film, après tout, un galop d’essai n’est pas forcément concluant. Mais force est de constater que si on est un cran au-dessus, on reste dans le même genre de bousin (en moins problématique car sans racisme dévergondé).
Globalement, on a l’impression que The Spy who Loved Me ne cherche jamais à montrer de la nouveauté au spectateur, et se contente de proposer un best-of des neuf films précédents. On revisite les scènes aquatiques de Thunderball, la base secrète façon Dr. No, le pugilat dans le train de From Russia with Love, les requins de Live and Let Die… Pas une idée originale qui viendrait démarquer le film de ses prédécesseurs. Du coup on s’y fait bien chier.
Pire encore, on vient copier la partition de Maurice Jarre pour Lawrence of Arabia dès lors que l’on se trouve en Egypte, sans la moindre humilité ou subtilité. On justifie le titre en démontrant que la fracture Est-Ouest peut se guérir par un bon coup de reins britannique. On brosse un méchant machiavélique dont le plan, détruire le monde pour créer une cité sous-marine, est complètement con et jamais développé, faisant étalage du MacGuffin paresseux par excellence. Et comme dans YOLT, on conclut par une bataille finale opposant des dizaines d’anonymes des deux camps dans un rendu bordélique au possible, et dénué de tout enjeu.
Un film flemmard, dont on ne retiendra que le sbire Jaws, aussi imposant par sa stature que ridicule dans sa dégaine, son mutisme, et son arme de prédilection (il mord les choses, a-grouh grouh!). Ça, et un joli jeu d’échelle au milieu de colonnes antiques. C’est maigre.
Ça craint pour Moonraker, également réalisé par Gilbert…
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs James Bond, Les meilleurs films de 1977, La Fracassante Filmothèque de Frakkazak, Les meilleurs films avec Roger Moore et 2026 : films vu et revus
Créée
le 3 févr. 2026
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