Comme quoi, il s'en faut parfois de peu... Car globalement, je n'ai pas aimé « L'Été dernier ». Je l'ai trouvé parfois vain, prétentieux et surtout peu crédible dans les événements qu'il décrit, même s'il y a au moins un effort d'écriture pour que cela passe un peu mieux. Avec son lot de scènes de sexe toutes plus inutiles et pénibles les unes que les autres : j'en suis parfois à deux doigts de regretter le code Hays.
MAIS voilà, il y a deux scènes : celle où Léa Drucker, semblant presque s'auto-convaincre, hurle au visage de son mari à quel point ses doutes (plus que justifiées) la blesse. Et la scène finale, où le paraître et les illusions l'emportent sur la lucidité : l'actrice y est à chaque fois magistrale, justifiant totalement sa place devenue prépondérante dans le cinéma français. Il y aurait, évidemment, d'autres choses à écrire, mais si je devais résumer mon ressenti en deux aspects bien distincts, ce serait clairement celui-ci. À vous de voir, maintenant, si le jeu (d'une formidable actrice) en vaut la chandelle.