L'Étranger
6.3
L'Étranger

Film de François Ozon (2025)

Voir le film

Aujourd’hui, je suis allé au cinéma. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai vu L'Etranger, par Ozon. J’avais amené quelques élèves. Les sièges étaient inconfortables mais le film, en noir et blanc, était plaisant au regard. Les acteurs étaient beaux, et très bons.

Cela oscillait. Tantôt les mots précis de Camus, tantôt les images romancées de Ozon: Marie prenait plus de place, Meursault pensait au futur, rêvait de sa mère, de la mort, pleurait. Le cinéma narratif aime les romances, il faut bien le satisfaire. On a discuté en sortant de la salle. On a regretté que le film n’ait pas tout à fait joué l’indifférence de Meursault, n’ait pas tout à fait montré la succession de sensations qui constitue sa vie. On aurait aimé plus de bruits, plus d’inserts, plus de plans subjectifs, encore plus de soleil. On aurait aimé une gradation formelle à mesure que Meursault accède à sa différence. Le cinéma narratif aime les récits de vie. Mais L’Etranger de Camus n’est pas le récit d'une vie, c’est l'expression d'une sensibilité inédite, un morceau de philosophie.


Créée

le 20 sept. 2025

Critique lue 439 fois

Critique lue 439 fois

4

D'autres avis sur L'Étranger

L'Étranger

L'Étranger

5

Rolex53

59 critiques

Le soleil et le vide

L’Étranger de François Ozon cherche en vain les mots d’Albert Camus, qui ne cessent de se dérober sous le flux marin d’un ballet en perpétuel mouvement, baigné d’une lumière si belle venant caresser...

le 17 mars 2026

L'Étranger

L'Étranger

7

Cinephile-doux

8270 critiques

Un soleil de plomb

C'est un truisme que d'affirmer qu'adapter Camus est plus difficile que de puiser dans Simenon, au hasard. C'est qu'il n'est pas question de trahir l'esprit de l'auteur de L'Étranger, tout en...

le 17 oct. 2025

L'Étranger

L'Étranger

7

Kelemvor

785 critiques

Lueur sur la mer

La mer s’ouvre comme un silence ancien, et sur ce silence s’installe un regard qui n’explique rien mais qui sait tout. La lumière se fend, lente et tranchante, creuse la peau des visages et laisse...

le 29 oct. 2025

Du même critique

Le Deuxième Acte

Le Deuxième Acte

1

méta-nul

Ne vous méprenez pas, le décor France profonde de ce méta-navet n’est là que pour maquiller (très mal) un nombrilisme intellectualo-parisien, qui pourrait nous laisser penser qu’au point où il en...

le 2 juil. 2025