Le noir et blanc oui. Camus oui. François Ozon oui. Est-il homosexuel me suis-je demandé lors de la séance, les hommes sont si bien filmés. Raymond, dans toute sa connerie coloniale et misogyne, marrant. Marie très belle. Meursault... Dans toute la première partie j'ai cru qu'il était retardé purée. L'absurde oui, mais putain il a l'air tellement con. Et puis il est condamné à mort. Et là, mon moi de 16 ans dans tous ses questionnements existentiels se souvient que le suicide est la seule question philosophique. Je me souviens, je me souviens. La vie est absurde, mourir maintenant, demain, et tout et tout. Je souris je suis contente. Je suis apaisée de retrouver les mêmes questionnements avec les mêmes réponses, les sentiments différents. Je ne suis plus paralysée par la mort et la solitude. Je n'ai pas fait de crise d'angoisse quand le mot interdit a été prononcé. J'overshare complètement je n'en ai rien à foutre. C'était beau, méditatif, 2h c'était trop long pour ce film j'avais envie de pisser. Mais c'était bien, c'était bien grâce à Camus, c'était bien grâce à Ozon, qui nous remet Camus dans les pattes.