Tout est égal sur cette terre, où coexistent deux étranger. L’un, légitimé par l’usure et par le poids des siècles. L’autre, entrainé dans l’expression aveugle de sa toute puissance.
Tout est égal sur ces terres, où des habitudes nouvelles s’agitent, en attendant de prendre racines. Elles viennent et aspirent l’air, suffoquant, frénétiques. Remuent terre et mer, dans un élan de survie.
Sous un soleil de plomb, les couleurs se ternissent, les nuances s'effacent - le gout long et diffus de la vie. A la genèse hirsute, il fait bouillir le sang et impose son rythme. Seul le piment des passions subsiste.
Tout est égal, tout est égal.
La religion, la famille, ou le parfum de l’essence.
Qu’importe le sillage que laisse mon voisin, la promesse du bonheur, porté par cette femme, qu’importe les aboiement et les couinement du chien, si ils me fournissent le prétexte de suivre un chemin.
Et de me consumer à petit feu, au grès de mille vents erratiques.
Pourvu que le soleil se calme, emmuré dans cette prison nouvelle.
A moins qu’un serment nouveau ne m’oblige à découvrir le ciel.
A l’ombre de cette folie,
Tout est égal, tout est égal.