Cette critique contient des spoilers. Elle demeure lisible je pense, du fait que ce livre est un des plus lus et, généralement, on se rappelle de sa fin.
Le héros est très beau, sa comparse _ interprétée par rebecca Marder, très bien _dont le rôle a été étoffé aussi: nous sommes au cinéma ,il faut avoir quelque chose à regarder, surtout ou même pour des considérations existentielles. Le noir et blanc autorise ça aussi, on pourrait penser à Bergman, à Dreyer, et pourquoi pas à la photographie d'armand Thirard pour Clouzot dans le salaire de la peur ou plutôt La Vérité, avec Bardot, mais plus en glamour, et il y a une raison à ça, bien plus justifiée que toutes les critiques négatives que j'ai pu écouter ou lire dans la foulée du visionnage de ce film, le comparant à une pub pour un parfum, le degré zéro de la critique en somme, surtout avec un metteur en scène du calibre de Ozon...le gars doit s'être fait des ennemis pour se faire exécuter avec ce genre d'arguments bas du front, anéantissant toutes nuances, et la raison de cet emploi tient justement à cette érotisation des corps tout au long du film, jusqu'à la scène du meurtre, où Ozon laisse transparaitre un possible trouble homo-érotique. En demeurant gentillet. Sa touche perso pourrait-on dire, mais l'intérêt se porte ailleurs.
Dans ce héros qui n'est pas forcément sympathique, énigmatique dans son rapport à la vie, limite incompréhensible. Non par son attitude fantasque, il est plutôt effacé, à la remorque des envies des autres. Il pourrait subir, sauf que non. Il n'exprime aucune peur dans son rapport au monde et aux lois de la société. Alors, les autres, la foule de cette dernière, quand elle se manifeste, le rejette comme un étranger.
Rendre cela à l'écran, c'est déjà une réussite.