5
le 17 mars 2026
SuivreLe soleil et le vide
L’Étranger de François Ozon cherche en vain les mots d’Albert Camus, qui ne cessent de se dérober sous le flux marin d’un ballet en perpétuel mouvement, baigné d’une lumière si belle venant caresser...
Voir le film
Quel pari risqué que de s’attaquer à l’adaptation du roman de Camus…
L’histoire débute lorsque Meursault apprend le décès de sa mère. Une nouvelle qui semble le laisser de marbre : c’est une information comme une autre. S’ensuivent les funérailles, toujours avec ce même détachement, puis une série de rencontres avec une femme, un ami, un voisin… jusqu’au meurtre d’un autre homme.
Benjamin Voisin incarne très bien l’idée que je me faisais du personnage de Meursault. Il joue merveilleusement bien cet homme qui ne perd pas de temps à parler pour ne rien dire : si cela n’a pas d’intérêt, pourquoi perdre son temps ?
Il ne ment jamais, car il n’en voit pas l’intérêt. Jusqu’à son procès, où la foule semble autant sidérée par le fait qu’il n’ait pas pleuré la mort de sa mère que par celui qu’il ait abattu un homme sans aucune raison apparente.
Je trouve que le noir et blanc est un excellent choix. Avec le recul, je pense que l’on n’aurait pas ressenti ce même sentiment de détachement si le film avait été tourné en couleur. Il renforce cette impression de froideur, de distance, presque d’indifférence qui caractérise Meursault.
Un pari risqué, donc… mais un pari réussi.
Créée
il y a 2 jours
Écrit par
5
le 17 mars 2026
SuivreL’Étranger de François Ozon cherche en vain les mots d’Albert Camus, qui ne cessent de se dérober sous le flux marin d’un ballet en perpétuel mouvement, baigné d’une lumière si belle venant caresser...
7
le 17 oct. 2025
SuivreC'est un truisme que d'affirmer qu'adapter Camus est plus difficile que de puiser dans Simenon, au hasard. C'est qu'il n'est pas question de trahir l'esprit de l'auteur de L'Étranger, tout en...
7
le 29 oct. 2025
SuivreLa mer s’ouvre comme un silence ancien, et sur ce silence s’installe un regard qui n’explique rien mais qui sait tout. La lumière se fend, lente et tranchante, creuse la peau des visages et laisse...
6
il y a 2 jours
Suivreil y a 1 jour
Un film de colo pour des enfants de quartiers, dans lequel on suit deux animatrices venant elles aussi du quartier. L’une rêve d’en faire son métier, tandis que l’autre suit simplement sa copine et...
7
hier
SuivreAprès avoir lu à de nombreuses reprises qu’il fallait voir ce film, présenté comme un film « d’horreur » d’un genre assez peu commun, je me suis lancé sans même lire le synopsis, afin de ne pas être...
6
hier
SuivreIl faut l’avouer, la seule raison qui m’a poussé, à la base, à regarder ce film, c’est la présence de Joaquin Phoenix, qui figure parmi mes acteurs américains préférés.À la base, je ne suis pas du...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème