À partir d’une histoire vraie, dans la veine du Prénom, Philippe Le Guay, le réalisateur des très jolis et lumineux, Femmes du 6ème étages et Alceste à bicyclette, explore à nouveau l’univers d’un immeuble d’habitation, mais plonge, cette fois-ci, dans les tréfonds des sous-sols et des caves.
« Je pense que la haine antisémite nous concerne tous, que l’on soit juif ou pas. » Philippe Le Guay
L’homme à la cave, au démarrage assez passionnant, est un film à l’atmosphère noir qui a le mérite d’avoir une très bonne et actuelle idée de départ (le complotisme et l’antisémitisme).
La réalisation de Philippe Le Guay ne manque ni de qualité ni de suspense et le trio formé par Bérénice Bejo et Jérémie Renier, François Cluzet est très harmonieux. François Cluzet, en plein contre emploi, est particulièrement étonnant dans ce rôle trouble et inquiétant.
Avec une musique trop appuyée, des seconds rôles qui manque vraiment de nuances et un scénario qui part un peu dans tous les sens. À force de vouloir forcer le trait et ajouter de la rugosité, L’homme à la cave sombre, s’effondre peu à peu et nous laisse un goût amer dans la bouche.