Un électricien, chanteur à ses heures perdues, sauve par une transfusion de sang une vedette du music-hall qui allait se produire sur scène mais qui a été victime d'un accident. Il passe pour l'homme du jour, et va bénéficier des largesses de cette femme pour lancer sa propre carrière.
Pour une raison que j'ignore, je connais assez peu le travail de Maurice Chevalier, qui a été pourtant une immense vedette aussi bien en France qu'en Amérique, où il a eu un Oscar. Je me rappelle surtout de lui dans le formidable Ariane, de Billy Wilder. Ici, c'est également l'occasion de mettre en avant ses talents de chanteur, et là, il faut dire que j'y suis assez peu sensible, à reprendre surtout Charles Trénet comme Y'a d'la joie ou le fameux Prosper de Maurice Chevalier soi-même. En fait, le film a de l'intérêt dans la description de la gloire puis de la chute de cet homme, qu'on voit constamment baladé, par celle qu'il a sauvé (jouée par Elvire Popesco), et la cour de cette dernière qui le regarde avec condescendance.
Mais la méchanceté propre au cinéma de Julien Duvivier n'est pas là non plus avec un retournement final tiré par les cheveux, et qui montre bien à quel point L'homme du jour n'est qu'un véhicule pour Maurice Chevalier.