Catherine a des problèmes financiers. Elle décide de se consacrer au chantage et rançonne les couples irréguliers. Marcel L'Herbier n'était peut-être pas le cinéaste le plus indiqué pour diriger cette farce joyeuse mais il ne s'en tire pas si mal surtout dans une première partie enlevée où la fantaisie la plus débridée règne sans partage. Cela se gâte un peu sur la fin comme si personne n'avait su comme faire évoluer et finir cette comédie fortement inspirée des grands modèles américains. La touche Lubitsch est étrangère au réalisateur mais il peut compter sur la vivacité des dialogues de Henri Jeanson qui font merveille. Le duo majeur constitué d'Edwige Feullère et de Raymond Rouleau fonctionne parfaitement, la première se révélant éblouissante. Malgré une dernière demi-heure plus laborieuse, L'honorable Catherine est un divertissement plaisant qu'il n'y a nulle honte à savourer.