Quel agréable spectacle ! Une forme de chainon manquant du nanar international, avec son casting 4 étoiles qui parvient à réunir un monde entier d'acteurs de bas-fonds de videoclub. Les scènes débiles s'enchainent à un rythme soutenu, entre les massacres de vachette, les plans cul/nichons farcis en Richard Harrison (la scène de tennis est fascinante de dinguerie), Bruce Le qui arrive à replacer un petit grattement de nez, des lunettes mange-visage comme s'il en pleuvait, quelques figurants de bon goût, un doublage de chien grotesque (une sorte de miaulement grogné placé sur un chien tout peace qui halète) et des actrices ma foi très mignonnes (on envie Richard sur ce coup-là).
Mais pour moi, la grande révélation du film, c'est Brad Harris. Chaque plan où il apparait est à mourir de rire, avec sa tronche figée dans un rictus de méchanceté, caché derrière ses lunettes fumées et ses gants de cuir noir, ses muscles volumineux ne parvenant plus à tendre une peau flétrie. Et il sait si bien rester figé dans une pose de musclor en arrière-plan. J'aime beaucoup.
Quel dommage qu'une bonne petite VF ne soit pas venue sublimer encore un peu plus cette réussite. En tout cas, merci monsieur Randall.