En plus d’être un acte de rébellion malgré lui à un Hollywood zieutant de plus en plus vers l’IA et adepte depuis plusieurs années des effets spéciaux 3D plus que moyens, le film se permet d’être puissamment réussi.
Il ne brille pas partout, oui. Il n’est peut-être pas le meilleur Nolan de sa carrière, c’est en débat. Mais il est immense par son défi d’avoir réussi une mise en scène aussi épique que léchée avec pour caméra la grosse IMAX bien difficile à trimballer.
On y perd de la poésie d’Homère, mais on y trouve en échange de l’obsession de Nolan. Celle de se perdre pour mieux se trouver. Celle de voir une humanité avancer après avoir fait l’acte de trop (coucou Oppenheimer et sa bombe, l’Odyssée et la loi de Zeus bafouée te salue).
Force est de constater que le film passe en une vitesse et qu’on en sort avec l’impression d’avoir vécu une grande aventure. Les salles sont pleines, l’Odyssée a le vent en poupe et vend plus de livres que durant les dix dernières années. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes.
En face, Vaiana, l’Odyssée à l’eau, faite de 3D digne de la PS3, fait peine à voir. Nolan 1 - Hollywood 0. La suite au prochain épisode.