It’s time to review The Odyssey, motherfucker.
Déjà, première expérience en IMAX 70 mm au Kinepolis de Bruxelles. C’est dingue, la qualité. Ça change l’expérience de fou malade.
Pour parler de The Odyssey en lui-même, c’est difficile de juger correctement parce que l’IMAX joue beaucoup. Mais bon, je m’en fous, c’est du cinéma.
En globalité, après cette semaine qui est passée, le film descend un peu dans mon estime. Le problème, c’est que Nolan commence à avoir le syndrome de filmer la forme avant le fond. C’était déjà le cas, mais là, avec l’IMAX, c’est encore plus flagrant. Tant que ça rend bien en termes de qualité d’image, c’est bon. C’est dommage.
De plus, c’est dommage de « gâcher » un film par peur de ne pas plaire au grand public. Le casting n’est composé que de gens super connus. Même Travis Scott dans un rôle mineur. J’ai l’impression que Nolan écrit son film en fonction de son casting, et pas l’inverse. Par exemple, Tarantino ne fait pas ça. Il n’a pas peur de prendre des gens moins « connus » qui fit, selon lui, avec les personnages de sa vision du film (c’est pour ça, entre autres, qu’il est meilleur).
Cela donne naissance à des performances comme Tom Holland dans le rôle de Télémaque, qui se fait terminer par chaque acteur dans n’importe quelle scène où il partage l’écran. Juste parce qu’il y a de la hype autour de lui. D’ailleurs, c’est un mauvais acteur, hein.
Au-delà de ça, le film marche plutôt bien. Le propos de L’Odyssée originale est quand même plutôt bien retranscrit. En fait, ça n’a pas besoin d’être lore accurate pour raconter quelque chose d’intéressant. Les plans larges sont bien. Mise en scène classique mais efficace. Les scènes avec la musique sont marquantes. Même si la musique « force » un peu l’émotion, je suis d’accord, et cela laisse peu de place à l’interprétation. Je trouve que la mise en scène suit bien et ça marche, même si c’est forcé.
Nolan arrive quand même à nous faire vivre cette aventure avec Ulysse. C’est plutôt une réussite de ce point de vue-là.
Dernier point, je trouve la scène de fin assez pauvre avec ce personnage de Pattinson qui annonce les armes qui tombent par terre. C’est nul. Même si c’est pour montrer que c’est un lâche, ça n’est pas du tout subtil.
Pour comparer vite fait avec l’histoire de L’Odyssée d’Homère, Ulysse est vraiment plus rancunier et plus fils de pute que dans le film. Un meurtrier presque. C’est la plus grosse différence, je trouve, où Nolan a décidé de le gentrifier un petit peu.
En gros, pour résumer : Nolan, c’est bien, tu fais du bon travail. Mais est-ce qu’un jour ça sera excellent ? Je pense pas.