"L’Œil du cyclone" m’a laissé une impression mitigée, entre admiration distante et légère frustration. J’ai été touché par certaines fulgurances, par le regard perdu de Charlotte Rampling, par ces silences qui disent plus que les mots. Mais au fond, il m’a manqué quelque chose : une chaleur, une urgence, un souffle.
Le film parle de la famille, de la fin, de ce qu’on n’a jamais su dire. Il aurait pu être bouleversant. Il l’est, parfois, à petites touches, mais sans jamais vraiment s’abandonner. L’émotion reste contenue, presque timide. J’aurais voulu être plus bousculé, plus emporté.
C’est une œuvre digne, bien jouée, visuellement soignée. Mais elle m’a semblé trop retenue, comme si elle avait peur de déranger. Et dans un film sur la vie qui s’effrite et les liens qui se tendent, cette retenue laisse un goût d’inachevé.