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le 8 avr. 2020
SuivreNaples, vu de l'intérieur
Riche de la structure ramassée, dense et ayant sa propre chute, sorte de vie éphémère mais intense, propre au genre littéraire de la nouvelle, L'or de Naples peint d'une manière intime cette ville...
Vittorio De Sica réalise ici à film à sketches comprenant six petites histoires indépendantes.
Le dénominateur commun à ces différents scénarios se situe dans la volonté du réalisateur de représenter Naples et les Napolitains - qui sont "l'or de Naples" - sous différents aspects, mais aussi à différents moments de la vie, parfois joyeux, parfois tristes et souvent cocasses.
C'est l'occasion pour le cinéaste de dépeindre des personnages hauts en couleurs assez amusants malgré eux, qu'il s'agisse d'une famille subissant la cohabitation d'un caïd local, d'un pizzaiolo cocu, d'un vieux joueur de carte mauvais perdant avec un enfant, ou encore d'un vieux boutiquier sage que tout le monde vient consulter.
Il y a également des histoires plus tragiques comme l'enterrement d'un enfant, voire cruelle comme cette prostituée qui pensait avoir réalisé son comte de fée en se mariant à un homme respectable. La scène où Teresa (Silvana Mangano) découvre la raison de son mariage est marquante et chargée émotionnellement.
La mise en scène est par ailleurs très réussie et permet de mettre en valeur les quartiers populaires et pittoresques de la ville avec le Vésuve en arrière plan. Les plans en intérieur permettent également de représenter les conditions de vie de ces gens. La scène clôturant Les joueurs est d'ailleurs magnifique avec le petit garçon désabusé, ayant l'air plus mature que son vieil adversaire, qui trouve du réconfort en prenant son chaton dans les bras.
Ce sont de petites histoires qui sont loin d’être inintéressantes car elles permettent une représentation d'un panel de personnages assez large, hétéroclites mais authentiques.
Créée
le 7 sept. 2025
Critique lue 9 fois
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