Une femme se trouve à la tête d'un petit derrick. Dans ce monde d'hommes elle se doit d'être dure et savoir s'imposer quand il le faut. Elle ne manque pas de tempérament et n'a aucune considération pour les hommes. Stanley Kramer réalise un film intéressant sur une époque de l’Amérique. Il tisse tout habillement, que ce soit pour le caractère de ses personnages comme pour la manière dont il conte son récit. Le traitement est nettement moins pataud qu'il ne l'est dans d'autres films du réalisateur tel que La chaîne ou encore**Devine qui vient dîner...** . Son discours est moins direct, on comprend les attitudes sans qu'il n'ai besoin d'appuyer sur les failles de chacun. Tout apparait clairement. Le comportement de cette femme recèle une déception dont elle a fait les frais avec la gent masculine. La figure paternelle s'est illustrée par son absence. Elle s'est construite seule et n'a pour but que de réussir à faire jaillir le pétrole de son derrick. On y verrait presque un reflet de son incapacité à satisfaire les hommes. Rien ne l’arrête dans son obsession d'arriver à son but ultime.