L'histoire suit celle d'un petit garçon et de son père adoptif. Leur chemin les fera croiser un navire noir sombre et mystérieux ainsi que de nombreuses rencontres.
Le film est avant tout une expérience visuelle. Il se distingue par une direction artistique remarquable, avec une forte inspiration de la peinture traditionnelle chinoise pour créer un univers à la fois étrange, sombre et fascinant. Chaque plan semble soigneusement composé, avec un travail subtil sur les couleurs, les textures et les jeux de lumière. Les créatures, les costumes et les éléments inspirés de ce folklore enrichissent l'identité du film.
En le regardant, on ne peut s'empêcher d'y voir du Chihiro, du Princesse Mononoke ou du Laputa. Mais ce serait réducteur. L'esthétique de Da Yu est une authentique et belle proposition.
Si sa dramaturgie peut parfois se perdre dans les brumes qu'elle dessine elle-même, son langage visuel, lui, reste d'une remarquable éloquence et arrive à nous toucher à plusieurs reprises. Là où les mots hésitent, les images poursuivent leur danse. Da Yu est peut-être moins une histoire qu'une traversée. Une pluie douce tombant sur un monde d'encre et de songes que l'ont retient du pied. Et les gouttes de cette pluie continuant de scintiller longtemps après la dernière image.