La première vision de ce film m'avait laissé une très bonne impression, mais c'est surtout au niveau de la seconde vision que je lui ai trouvé tout son réel impact.
Sur fond post apocalyptique du 11 Septembre, mais loin de l'agitation New Yorkaise, Spike Lee s'attarde ici sur les visages des protagonistes, Edward Norton en tête. Il y expose ses regrets, sa rédemption, ses doutes, ses peurs, (notamment lors de son monologue : "J'emmerde"), a qui il reste 24 heures avant de rejoindre la vie carcérale.
Le final, d'une lenteur poétique, sur la voix off du père de Monty et les accords de Terence Blanchard résume de façon magistrale chef d'œuvre contemporain.