Nannina est fiancée à un boxeur mais elle est courtisée par un bistrotier veuf ainsi que par un tapissier marié. En 1955, Comencini en est déjà à son neuvième long-métrage et a principalement tourné des comédies. La belle de Rome en est une, fondée sur le sex-appeal de Silvana Pampanini, Miss Italie 1946, star avant l'émergence de la Loren et de la Lollobrigida. Elle livre une prestation honnête face à un Alberto Sordi survolté, qui n'a pas encore acquis toutes les nuances de jeu qui en ont fait un acteur incomparable. Le film adopte un rythme infernal qu'il ne quitte jamais, avec une tonne de dialogues qui épuisent le spectateur. Ces salades romaines forment un métrage sympathique, source d'un plaisir léger instantané mais oubliable assez vite.