Une espionne anglaise tente d'infiltrer les sommets de la hiérarchie française afin d'obtenir des renseignements sur la marine et sur Napoléon. Elle va rencontrer un contrebandier qui va contrecarrer ses plans.
La décennie 1950 de Raoul Walsh a été non seulement fructueuse, avec un tas de grands films, mais cette surproduction ne doit pas occulter qu'il y a eu parfois quelques ratés. Dans cette seule année 1953, Walsh a réalisé pas moins de quatre films ! Dont cette Belle espionne qui déçoit beaucoup alors qu'elle était la promesse d'une aventure passionnante ; celle de croiser une espionne avec Napoléon, qu'on voit brièvement sous les traits de Gérard Oury. La demoiselle en question est incarnée par l'excellente Yvonne de Carvo, qui est dans la lignée de pas mal d'héroïnes du cinéma de Walsh, à savoir ne pas se laisser faire, forte en actes et paroles, loin de la potiche de pas mal de productions du genre. Mais elle ne peut pas sauver la vacuité de la mise en scène, avec des nuits américaines paresseuses à souhait, et surtout, un Rock Hudson falot, et qui est loin d'être le beau contrebandier, donc un peu voyou sur les bords, et une mise en scène un peu plate. Par contre, bon point pour la musique signée Richard Addinsell qui essaie de donner un peu d'ampleur à tout cela, un souffle pour un film qui en manque.