Ne cachons pas la vérité plus longtemps, La boite n'est pas un bon film, de mon avis et celui de Claude Zidi, lequel l'évacue en quelques lignes dans son livre d'entretiens. Mais si je dois lui reconnaitre un mérite, c'est celui de m'avoir rappelé cette époque, qui est exactement celle où j'ai commencé à aller en boite de nuit, et que j'écoutais très souvent Fun Radio. Qui était, à l'époque, la radio qui passait sans arrêt de la house music, car on retrouve plusieurs titres de ce genre dans le film. Et comme en plus, Fun Radio et Fun Tv furent partenaires...
Dans l'intention de Claude Zidi et de ses scénaristes, l'ambition était de créer une comédie avec de nouveaux talents, et de revenir un peu au style des Charlots, dont je rappelle que Zidi avait réalisé quatre films avec eux. Soit un scénario léger, plutôt prétexte aux gags bon enfant. En l'occurrence, une bande de potes qui vont créer leur boite de nuit, après s'être fait jeter de toutes celles qu'ils fréquentaient.
On ne sent pas du tout la connivence dans ce groupe d'acteurs, qui sont d'ailleurs tous inconnus, même aujourd'hui, la seule que je connais étant Armelle Deutsch, qui aura un second rôle dans Le placard, et dont le talent est de danser sur les podiums le ventre à l'air, et avec un énorme tatouage sur le nombril. Ce qui ne fait pas vraiment un rôle, vous en conviendrez.
Il y a Gérald Dahan qui est le binoclard puceau de la bande, un autre qui dit ne pas aimer les pédés (dixit le film), un autre justement homosexuel qui en fait des tonnes dans la caricature, et ainsi de suite....jusqu'à une scène très étrange où, durant la boite de nuit, une fille se fait mettre de la crème chantilly sur les seins, pour qu'un type la lèche, elle se ravise, et remet son t-shirt, avec plein de chantilly !
Mais ce qui est le plus grave, c'est qu'on sent que les auteurs de ce film ne connaissaient pas les boites de nuit ; quelle est cette discothèque qui passerait de la musique classique où tout le monde se trémousse comme si c'était de la trance ? C'est tout le problème du film, avec des acteurs connus qui sont les seconds rôles comme Jean-marie Bigard, Andréa Ferreol, Georges Beller, et Guy Marchand, qui semblent tous se demander où ils sont tombés. Il y a un gag, où tout le monde vient interrompre Ferreol et Marchand quand ils sont en plein ébat, mais ça ne vole pas haut, tout comme ce film, mais qui sera le plus gros échec de Claude Zidi.